Cerca nel sito

Traduzione


Collegati



NOTRE PETITE DE HISTOIRE: LUNDI 7 MARS 2011. PDF Stampa E-mail
Scritto da P. Symphorien Fumwasendji, IMC   
Giovedì 10 Marzo 2011 00:00

palakinLe père Ramon Lazaro mon confrère conduit la voiture et nous sommes route à destination de Mont Ngafula, quartier Kimbondo à la maison régionale. Nous venons de dépasser le Palais de Marbre de 150 mètres (approximativement), on remarque que l’entrée de l’avenue Nguma est fermée à la hauteur de la route de Matadi car les « chinois » travaillent, la moto qui était devant a pu passer tandis que la Hiace qui venait au sens contraire, c’est-à-dire de la route de Matadi vers l’avenue Nguma ne peut pas elle aussi continuer, cette partie de la route est fermée momentanément.

Ce que nous faisons d’habitude si la route est barrée pour les travaux nous rebroussons chemin, pour prendre une des avenues connexes. Le chauffeur du jour , c’est dire le père Ramon fait marche en arrière , à quelques mètres prêts , on voit devant nous deux hommes, au milieu de la route ,qui nous exigent de nous arrêter, en les voyant avec le Walkie Talkie et les téléphones, nous avons pensé qu’ ils étaient de travailleurs de la route, ils se présentent : « Nous sommes de la garde républicaine », voilà tout d’un coup, ils ont commencé à crier sur nous, peu de mot en lingala et encore très un en français tâtonné, l’autre est rentré vite en swahili, pour dire nous dire : « vous ne savez pas que Kinshasa est agitée, la situation n’est pas bonne ce dernier temps, on a voulu tuer le président et parmi ses assassins, il y a avait de Mindele ( des blancs), comme ce blanc là, vous ne respectez pas les lois de ce pays, ce blanc a dépassé la barrière en toute vitesse, puis continue comme si rien n’ était, il a même continué pour aller faucher ces gens qui travaillent pour les Cinq Chantiers, comme vous êtes là vous deux, vous êtes contre ce pays et notre président et contre les Cinq chantiers. J’ai commencé la conversation avec eux (en Swahili)i en disant qu’il n’y a pas de barrière là où nous sommes passés, c’est dire nous n’avons dépassé aucune barrière, la seule indication (le réflecteur rouge) qui était devant est restée à 50m, nous l’avons aperçu et nous sommes rentrés, dans ce cas on a rien fait de mal, nous étions dans le droit, comme les autres aussi qui tourne et rentre. Voire cette jeep rouge qui passe, il répliqua, « tout est fermé je dis, la jeep rentre ici va chez les voisins, vous, vous avez désobéi aux lois du pays, vous êtes contre nous, contre la loi de ce pays et contre le président, nous allons au palais de marbre, c'est-à-dire là dedans , avec votre voiture, je leur ai dit que nous étions des prêtres et nous allions pour une recollection à Mont Ngafula ( avant cela je leur avait dit que nous étions chez nous et nous avions le droit de circuler , et à eux le devoir de nous protéger) , après ils ont prétendu comme si tout était fini, la seule chose qu’ ils exigeaient c’était de rentrer dans notre voiture et de les déposer proche du Palais de Marbre moyennant l’amande. Ils sont rentrés dans notre voiture puis après ils nous ont demandé de prendre la gauche, une ruelle qui mène vers la route de Matadi, quand le père voulait s’arrêter, ils demandaient que l’on continue, dans l’entre-temps ils parlaient beaucoup, se fâchaient et exigeaient de l’argent avant de nous laisser partir, il nous exigeait 200 dollars américains. Nous avons pris la route de Matadi, puis ils m’ont demandé de dire au père Ramon, qu’ils appelaient mon patron de donner l’argent, j’ai dit c’est bien moi, qui était le patron pas lui, mais nous tous nous étions des prêtres nous allions pour la recollection, cependant on n’avait pas d’argent avec nous. La discussion continuait, ils continuaient à s’énerver et disaient que, «  nous vous traitons calmement mais tu ne veux pas, donc tu veux que nous commençons à nous disputer le volant de la voiture et appeler le réconfort ou qu’on mignote le Muzungu, à moi de répondre : «  je ne veux aucunement de ces choses, Nous tous nous sommes des frères, nous avons besoins de chacun, même vous les militaire de la garde républicaine vous avez besoin de nous, nous tous des frères . » , ils nous ont demandé de nous arrêter pas loin de l’entrée de l’avenue Nguma sur la route de Matadi, là bas nous avons assez parlé et ils devenaient de plus en plus originels, je suis sorti de la voiture , un d’eux aussi est sorti et m’exigeait de rentrer mais Ramon le chauffeur était là de dans au volant je ne devrais pas le laisser seul et rester dehors je suis rentré, puis ils exigeaient de l’argent, « sinon même on mignote le chauffeur et on vous amènent », un d’eux est entrain communication, après un temps de tractations, j’ai donné 50 dollars, ils ont refusé, puis après discussion j’ai encore ajouté 50 dollars, puis ils exigeaient toujours plus. Ils recommençaient encore avec d’autres accusations toutes faites…et nous taxer de le corrompre et nous demander de nous diriger encore vers le Palais de Marbre, ou bien ils vont appeler le renfort ; « là dedans, vous allez tout donner et on va tout prendre même par force », la chose devenait sérieuse j’ai donné 20 dollars comme ils exigeaient au final.

Quand j’insistais que nous étions des prêtres, le chef m’a dit que l’autre c’est un  «  acolyte », … puis il a continué à dire que : les choses de Dieu au ciel et ici sur terre, c’est nous, - c’est Cesare, ils travaillent pour Césare.

J’ai joué un peu avec le temps pensant que on peu trouver même une jeep de la police passer de ce coté mais en vain.

En fin de compte, le « chef »,  me dit : «  tu sais pourquoi, on te libère parce que ; c’est parce que tu notre frère, nous parlons la même langue (le Swahili), si tu étais Kinois tu aurais ton compte, tu payerais cher » puis ils partirent. Ces paroles du prétendu chef nous ont beaucoup choqués.

Voilà l’histoire, a « True Story » qui nous (Ramon et Moi) est arrivé ce lundi, 7 MARS 2011. Une petite galère, comme dans un rêve.

Toute la discussion était en swahili et mon confrère comprenait seulement quand ils disaient « Muzungu, Muzungu ».

C’est sûr que beaucoup de gens en souffrent et d’autres encore subiront cette galère.

Alors qui défendra notre droit ?

 

 

 

i . Je croyais que c’était de la plaisanterie, je voyais comme un rêve, comment ils utilisaient des affirmations gratuites à notre égard.

On n’avait dépassé aucune barrière.

 

 

© Missionari della Consolata 1999-2010
Credits www.consolata.org